Lundi 18 Décembre 2017     liens
 
Le pont : 5. Une baille à mouillage ?

Le point d'interrogation a ici toute sa place.

Pour une coque et pont alu il n'y a pas d'hésitation : c'est oui !

Pour une coque acier et pont acier ou inox, c'est non ! En effet, la baille ne peut être en acier : rouille assurée. Si la baille est en inox, le long de ses soudures (inox) à la coque acier, c'est la corrosion assurée.

De nos jours, l'ancre est le plus souvent saisie sur le davier pour des unités de voyage de 10m et plus. Dans tous les cas il est bon d'essayer d'abaisser et reculer la chaine d'ancre. Une caisse en polyester, ou en CP plastifié, placée bas, voire reculée, avec vidange vers le point bas de coque (DI) ou en quille, est l'idéal.

Sur une unité de voyage, il est prudent de prévoir un davier d'ancre arrière, et si ce n'est pas trop compliqué, un coqueron de rangement du cablot avec chaine. Les remarques du début sont valables aussi à l'arrière.

Le pont : 6. Cadènes...

Suite et fin des détails extérieurs du pont.

Détails aussi fondamentaux qu'anonymes : les cadènes des bateaux de voyage en métal.

Longtemps demandées par les Amateurs, les cadènes de grutage ont quelque peu disparu du paysage. Dommage. Elles permettaient, si elles étaient bien situées, comme la ou les cadènes en fond de coque, de gruter un bateau non dématé. Pour une brève inspection des fonds, safrans, appendices mobiles, par exemple.

Avec les étraves verticales, la ferrure d'étrave s'est souvent perchée sur la delphinière. Une bonne conception, pour un bateau de voyage, prévoit en général deux emplacements d'ancrage, soit pour affourcher, soit en secours. De même à l'arrière.

Voyez le pdf ci-dessous.

Lest. 1

Les Chatam, quillards ou dériveurs (les carènes ne sont bien entendu pas les mêmes !), sont des bateaux de voyage. Pour ce type d'unités, le confort est plus important que le bras de levier de rappel. Un trop fort couple rend le bateau brutal.

Par contre il faut s'attacher à bien isoler le lest de la coque ou de la quille, surtout pour un lest en plomb et une coque (ou quille) en alu. Ce qui est plus aisé avec un dériveur intégral qu'avec un quillard : l'accès au lest est incomparablement plus commode.

Voyez la photo ci-contre (ce n'est pas un de mes plans...) d'une quille en alu mangée par un lest en plomb mal isolé...

Voyez les pdf  des chapitres Lest. 1 et Lest. 2.

 Télécharger : lest_equilibrage_1.pdf
Lest. 2

Pour bien isoler le lest de la coque ou de la quille, une seule solution mais diverses méthodes : interposer un matériau non conducteur : résine, mats de verre, voile polyester. Le bois (CP, etc...) ne convient pas car il devient conducteur une fois humide. Pas de ciment non plus pour sceller le lest !

En règle générale on scelle dans la partie centrale de la caisse à lest du dériveur ou dans la quille les 4/5e du poids de lest à déposer (à ne pas confondre avec le poids total compté comme lest, qui inclut la quille ou la zone basse et centrale du dériveur). On garde pour l'équilibrage le 1/5e restant. On le scellera une fois le bon équilibrage trouvé, mouillage, espars, charges et équipage en place.

Un bateau trop chargé sur l'arrière est "mou" et remonte mal au Près. Un bateau trop sur le nez est exagérément ardent.

 Télécharger : lest_equilibrage_2.pdf

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